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Aujourd’hui, 40% des lits hospitaliers sont occupés par des personnes âgées qui devraient être en établissement. Tout simplement parce qu’il manque 40 000 lits en EHPAD et que seulement 7 500 sont ouverts par an. « Des chiffres malheureusement sous-évalués » pour Martine Sainson et Bernard Tavernier qui avec Célixia espèrent bien, à leur échelle, pallier ce manque.

Pour offrir un niveau de prestation et de rentabilité optimum, Célixia se doit de développer une activité commerciale qui garantisse à ses établissements un taux de remplissage de 100% durant 365 jours. Martine Sainson et Bernard Tavernier anticipent déjà l’avenir et les nouveaux besoins des futurs résidents. En tant que directrice générale des EHPAD Célixia, Martine Sainson continue à se former et suit actuellement un Master II Politiques gérontologiques et gestion des E.H.P.A.D à Sciences Politiques - Paris. « Nous travaillons dans un secteur en pleine évolution qui va être bouleversé financièrement et administrativement. Il y a aussi une évolution de la population avec l’arrivée de ce que j’appelle « la génération gâtée ». Pour Bernard Tavernier, la réussite de Célixia passe par une gestion performante et une organisation extrêmement pointue. Deux exigences nécessaires pour garantir aux familles un service de qualité. « En terme d’innovation, je pense qu’il faudra aussi arriver à mutualiser le prix de l’hébergement en fonction du revenu des gens. Les retraites ne sont pas exponentielles… ».



C’est en 1906 que le neuropsychiatre allemand Aloïs Alzheimer découvre la maladie qui sera baptisée de son nom. Aujourd’hui la prise en charge de cette maladie constitue un défi majeur pour les pouvoirs publics. Il s’agit d’un réel problème, cette maladie représentant près de trois quarts de l’ensemble des démences qui sont ellesmêmes sous-diagnostiquées dans la population. Selon certaines études, une personne sur deux seulement serait diagnostiquée, et même une sur trois au stade précoce. L’étude PAQUID (Quid des Personnes Agées), réalisée dans le département de la Gironde et de la Dordogne depuis 1988, avance les chiffres suivants :

8,7% des personnes âgées de 65 ans et plus 17,8 % des personnes âgées de 75 ans et plus sur l’ensemble de la population française, seraient atteintes de démence. On peut donc estimer le nombre de cas à environ 860 000 en France actuellement ; le nombre de nouveaux cas par an serait de l’ordre de 225 000.




Source : INSEE.
Ces projections sont réalisées en partant de l’hypothèse d’une prévalence constante or, on peut espérer que la mise au point de nouvelles thérapeutiques diminuera ces chiffres.




• La maladie d’Alzheimer est la quatrième cause de mortalité en France.
• Plus de 70 % des personnes vivant en institution souffrent de la maladie d’Alzheimer ou de syndromes apparentés.
• Trois millions de personnes en France sont concernées directement ou indirectement (malades et entourage) par la maladie d’Alzheimer.
Source : DREES (Direction de la Recherche, des Etudes, de l’Evaluation et des Statistiques)

L’enjeu devient donc la prise en charge d’une majorité de résidents atteints de troubles cognitifs et non plus seulement de quelques-uns. D’après une enquête de la Fondation Médéric Alzheimer, il y aurait en 2008 en France, tous établissements confondus, 34 000 places pour les personnes âgées atteintes de maladie d’Alzheimer. Le taux d’institutionnalisation actuel ne dépend donc pas du besoin objectif des patients et des familles mais de l’offre disponible qui est très faible.